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L'industrie |
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Une industrie liée à la polyculture |
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| Au début du XXème siècle, Objat va connaître un développement économique sans précédent. Cet essor s’explique par la mise en place d’une polyculture axée sur les fruits et légumes primeurs et par l’arrivée du chemin de fer qui vont générer la création d’une petite industrie. |
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Les conserves Coudert |
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C’est à Joseph Coudert que la ville d’Objat doit la création en 1903 des conserveries qui porteront son nom. Mais revenons quelques années auparavant, durant lesquelles Joseph pratique le métier de cuisinier. Sa famille exerce depuis plusieurs générations le métier de maître de poste à Objat. Ludovic Coudert, son père, est un gros expéditeur de petits pois qui partent en train jusqu’à Bordeaux pour être mis en conserve chez Rödel, l’un des premiers conserveurs français. La durée du trajet étant, les petits pois n’arrivent pas toujours à Bordeaux en parfaite fraîcheur.
A partir de ce constat, Joseph Coudert décide de créer sa propre conserverie en 1903. A ses débuts, la conserverie transformera essentiellement deux produits: le petit pois et la prune de Vars (reine-claude). Par la suite Joseph Coudert développera une production multiple, petits pois et prunes mais également haricots verts, cèpes, crème de marron ou compote de pommes, mais plusieurs problèmes se posent :
- Cette activité de conserverie est saisonnière, la mise en conserve se fait de mai à
octobre.
- Le travail ne connaît pratiquement pas la mécanisation contrairement aux Etats-Unis
où elle est pratiquée depuis les années 1860.
- La conserve en France est multi-produits, il n’y a pas de spécialisation de formats ou
de produits. Face à la concurrence, les 150 différents formats de boites de conserves
permettent de se singulariser mais cette pléthore provoque une impossibilité de moderniser
cette industrie.
La mécanisation va arriver lors de la première guerre
mondiale. Durant ce conflit, les conserveries Coudert
fabriquent des pâtés pour les soldats au front. Pendant
l’entre deux-guerres, l’automatisation des chaînes de
production se met en place. C’est après la seconde guerre
mondiale que la maison Coudert va prendre une nouvelle
direction car pour pérenniser l’entreprise, il devient
nécessaire de se spécialiser. Cette révolution sera le fait du
petit-fils de Joseph, Jean Coudert. En 1951, dans le cadre
d’une mission du plan Marshall, ce dernier part aux Etats-
Unis pour s’informer de l’évolution de l’industrie. De ce
voyage d’études il ramènera le concept du baby-food qu’il
adaptera pour le marché français. Les premières recettes de
petits pots sont créées par sa gouvernante, pour évoluer peu
à peu en s’industrialisant. La mise en place du circuit de distribution a généré plus de difficultés. De 1957 à 1962, les pharmacies sont les seuls distributeurs de produits pour jeunes enfants. A cette époque il existe deux produits phares : la Blédine Jacquemaire et la Phosphatine Falière.
Jean Coudert et son père Pierre n’ont d’autre choix que de passer par le même circuit de distribution. Mais les médecins pédiatres ont un fort à priori contre les petits pots de bébé industrialisés qu’ils estiment préjudiciables au bon développement de l’enfant. Malgré une
importante sensibilisation auprès du corps médical, la distribution dans les pharmacies ne génère pas les résultats escomptés. Dès 1962, les petits pots pour bébés investissent les supermarchés. A partir de ce moment, la production fera un bond énorme, de 700.000 pots en 1957 elle passe à près de 50 millions six ans plus tard.
L’entreprise familiale Coudert a des difficultés à suivre ce rythme exponentiel de production. Pour faire face, elle vend la conserverie avec tout le personnel à la Phosphatine Falière. Les petits pots passent sous l’appellation Repas Fali.
En 1965 les deux concurrents Jacquemaire et Phosphatine sont rachetés par l’entreprise B.S.N... Cinq ans plus tard, une nouvelle usine plus performante est construite à Brive sous le nom générique de Blédina. La conserverie d’Objat est transférée à Brive, fait remarquable, la totalité des 250 ouvriers seront repris chez Blédina. Cette vente ne brisera pas l’esprit d’entreprise de Jean Coudert et de son père. Ils créeront de nouvelles entreprises sur le Bassin de Brive (les entrepots frigorifiques à la zone de Beauregard vendus à la S.T.E.F.F. et l’entreprise Coudert construction vendue au groupe Macilly) mais surtout, ils concevront l’un des premiers centres de thalassothérapies en France, dans l’île d’Oléron. |
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