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Patrimoine |
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Notre Dame de Saint-Robert |
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L’Yssandonnais et son histoire très riche, fait que ce pays recèle quelques bijoux de l’art roman Limousin dont, l’exceptionnelle église de Notre Dame de Saint-Robert. A la fin du XIème siècle six moines sont envoyés par Robert de Turlande (fondateur de l’abbaye de la Chaise-Dieu en Auvergne) pour fonder un prieuré sur le Puy de Murel. Avec l’aide des habitants, ils bâtissent le prieuré de St-Robert. De ce prieuré primitif, il n’existe actuellement aucun élément visible. Dans son ensemble, le monument date de la fin du XIIème siècle.
Ce qui frappe à l’approche de l’église, c’est son aspect massif, dû à la destruction de la nef en 1586 lors des guerres de religion. Pour se rendre compte de la majesté de l’édifice, il faut le contourner pour avoir une vue sur l’ensemble du chevet, imposant par sa taille. Le chevet est dominé par le clocher octogonal et par l’étagement de l’abside et des absidioles rayonnantes. L’absidiole centrale a été remplacée en 1571 par une tour dans le prolongement de l’abside. Les corniches protègent une série de modillons à motifs variés: décor végétal, humain et géométrique. En rentrant dans le sanctuaire par le transept Nord on est frappé par les volumes intérieurs de l’édifice.
Tout est légèreté et lumière.
Le clocher repose sur une coupole sur pendentif situé à 20 m. de haut. Le chœur, voûté en cul-de-four est éclairé par cinq baies à mouluration limousine. Le décor du chœur est remarquable : d’imposants chapiteaux ornés de personnages.
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L'art Roman dans l'Yssandonnais |
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D’autres églises de l’Yssandonnais sont représentatives de l’art roman, mais d’un roman plus campagnard. Ces églises se présentent sur un plan très simple: église à nef unique, abside plate ou pentagonale.
Le matériau de construction est soit du brasier (grès rouge local) à Saint-Cyprien par exemple, ou du calcaire blanc comme à Perpezac-le-Blanc. Elles ont eu à subir quelques modifications au cours de leur histoire dont la plus courante est le rajout d’un clocher-peigne.
Ces églises abritent des sculptures romanes de la fin du XIIème ou du XIXème siècles issues d’ateliers locaux.
Les églises de Brignac, Yssandon, Perpezac-le-Blanc abritent de superbes chapiteaux et modillons.
Avec une mention spéciale pour les trois chapiteaux ornant l’église de Louignac. Deux d’entre eux sont historiés, l’un représente les Saints Pierre et Paul, le deuxième Daniel (?) et les lions. Ces chapiteaux ont une facture similaire à ceux de Saint-Robert et pourraient provenir de la nef détruite de cette église située à trois kilomètres. La pierre servant de bénitier est très intéressante. Il pourrait s’agir d’un ancien chapiteau provenant du sanctuaire primitif (Xème siècle) et réemployé. |
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