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Tradition et modernité |
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La vigne, une culture ancestrale |
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Pratiquement inexistante de nos jours en Yssandonnais, la vigne est la culture originelle par excellence. Elle est introduite dans le pays par les religieux dès le VIème siècle. A la fois divin et profane, le vin tient une place centrale dans la liturgie - sang du Christ dans l’Eucharistie - mais également pour accompagner les repas. Les meilleures vignobles sont situés sur Voutezac et surtout sur Yssandon, où ils seront entièrement détruits lors du passage de Pépin le Bref en 763. Les grands vignobles sont détenus durant tout le Moyen-Age par les abbayes de Vigeois et d’Uzerche, entre autre. L’Yssandonnais est à cette époque la plus forte région productrice d’Aquitaine.
Au XIXème siècle, de nouveaux terrains sont plantés en vigne. A Objat, les religieux de l’Ordre de Malte possèdent de nombreux vignobles. C’est aussi à ce moment que la noblesse et la bourgeoisie commencent à s’intéresser à cette source de revenus non négligeable.
Jusqu’à la fin du XVIIIème siècle, la superficie du vignoble nous reste inconnue. A cette période, le vignoble corrézien a une grande réputation. Il y a plus de 10.000 ha de vignes dans le département dont 2800 ha dans l’Yssandonnais. En 1847 le vignoble subit un premier ralentissement avec l’apparition de l’oïdium, mais un traitement au soufre mis en place trois ans plus tard sauve les vignes. Le vignoble va connaître sa période faste avec près de 17.000 ha en 1875. Mais pour cette culture ancestrale, le glas a sonné avec l’apparition d’un parasite venu d’Amérique: le phylloxéra. En 1877, le parasite est signalé en Corrèze et en 1878 les premières vignes de l’Yssandonnais sont touchées. En 1885 c’est près de 8000 ha de vignobles qui sont détruits dans le département. Le coup de grâce lui sera porté par le mildiou signalé en Corrèze après 1880. En 1892 il ne reste plus que 486 ha sur les 2800 que comptait l’Yssandonnais.
Dès lors, une nouvelle ère va débuter qui verra croître l’importance d’Objat.
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L'arrivée du chemin de fer |
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« Le jour où par la mise en exploitation du chemin de fer, la gare d’Objat fournira de nouvelles facilités à ce commerce (fruits et légumes), il prendra un développement dont il sera difficile de calculer l’étendue. »
Cette phrase tirée d’une lettre datée de 1869 a été envoyée au sous-préfet de Corrèze par les maires du canton ainsi que par des agriculteurs et commerçants. Elle permet de constater que ces hommes étaient conscients du bouleversement que le train allait amener.
Au début du XIXème siècle, le réseau routier corrézien est peu étendu et mal entretenu. La diligence est pratiquement l’unique moyen de communication. Le vin est transporté par charrette jusqu’à Tulle, Limoges et Aurillac.
Il faut attendre les années 1850 pour que le projet de ligne de chemin de fer de Limoges à Brive émerge. Vingt cinq ans plus tard, la ligne est mise en service.
L’arrivée du chemin de fer provoque une augmentation de la démographie ainsi qu’un accroissement de la production et des expéditions de primeurs et de fruits. Une nouvelle ligne, passant par Ayen, de la Rivière de Mansac à Juillac (cantons voisins), désenclavera l’ouest du pays. Ce progrès va servir le désenclavement d’une région en particulier et du département en général. |
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